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JOURNAL BIENNALE COI 2018

Retours d'expériences (extraits)

TJP

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Samuel M.
J’ai appris que souvent le terme de chercheur et d’artiste s’entremêlent et se confondent.
En effet, il n’y avait pas de frontière entre les disciplines comme l’évoquait le premier soir Anne Ayçoberry. “Il n’y a que de la porosité.”

Léozane W.
Le lien entre les oeuvres des Giboulées peut donc se faire ici, à la croisée des trois notions du COI : toutes interrogent notre rapport au Monde en tant qu’humains.

Sommes-nous humains car humanistes ?
Nous classons-nous dans la catégorie scientifique des animaux ?
Quelle image un corps nous renvoie-t-il et pourquoi ?
Pourquoi ce corps inerte me confond-il lorsqu’il est animé ?
...Sont autant de questionnements qui peuvent apparaître au cours de la Biennale,
et qui se recoupent entre des oeuvres qui n’ont, à priori, rien à voir entre elles.

Sofia N.
Mais quelle est réellement la frontière, la limite du vivant et du non-vivant ?
Comment cette confrontation se transforme-t-elle en relation, en interdépendance sur scène ?
Les marionnettes, qui peuvent prendre diverses formes selon les cultures et les civilisations, sont de véritables fictions matérialisées, des créatures dégageant une présence qui nous touche, nous interpelle.

Lylia H.
Il a suffi d’un fil, auquel était suspendue une pomme, pour voyager et faire connaître à l’usager le sensible du corps, le présent, le maintenant ; qu’il ait pu se réconcilier avec son être, qu’une connexion renaisse entre le corps, les muscles, les articulations, la suspension du corps dans la gravité de l’espace. « La pomme a été un très bon support, une porte d’accès vers le mouvement…. S’engager dans la structure de l’espace….habiter l’espace ; être en relation avec les autres aussi » (témoignage d’Emeline Tournaire).

 Margaux L.
A partir de Foucault, Giorgio Agamben propose lui aussi une définition :
« J’appelle dispositif tout ce qui a d'une manière ou d'une autre, la capacité de capturer, d'orienter, de déterminer, d'intercepter, de modeler, de contrôler, d'assurer les geste, les conduites, les opinions et les discours des êtres vivants ».
Ainsi, chaque artiste met en jeu des variétés d'expériences sensorielles pour aborder son oeuvre et transporter le spectateur dans sa création.

Marjorie C.
Le corps du spectateur n'a de cesse d'être sollicité dans cette biennale qui offre de nouvelles perspectives à celles du spectacle vivant. (...) L'être humain y est fréquemment renvoyé à sa finalité par des artistes et leur discours sur une oeuvre illustrée par la danse, le spectacle de marionnettes,... posant la question de la place de l'individu sur terre.
Cette démarche pourrait se conclure par une citation du spectacle Artefact :
« Que reste-t-il du blanc une fois que la neige fond ? ».

Chloé A.
Les démarches des artistes invités prennent une forme toute particulière dans le cadre des Giboulées ; elles sont amenées à faire corps avec cette énergie singulière créée par les festivaliers, pour transcender leurs origines et s’étendre au-delà de la triangulation, vers une forme et une sensibilité nouvelles, parce que partagées dans cette constellation dont les limites sont infinies. Cette idée de créer « au-delà », c’est l’idée de ce festival, car Renaud Herbin expliquait lui-même lors de notre interview cette démarche d’ajouter des mots nouveaux autour de cette triangulation corps-objet-image à chaque nouvelle année de Giboulées, pour étendre la réflexion et la création vers de plus vastes horizons.

Margot W.
Ainsi, l'expérience qui m'a le plus marquée au cours du festival est le fait que, paradoxalement, l'incompréhension crée la compréhension lors d'une pièce : soit parce que la langue nous fait défaut et qu'il nous faut alors développer d'autres facteurs et être attentifs à d'avantages d'éléments pour comprendre et nous laisser imprégner par l’œuvre, soit parce que la construction de la langue n'est pas celle dont on a l'habitude et que ceci nous oblige à la reformuler pour la comprendre, la faisant ainsi nôtre.