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La RIBOT

 
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Walk the chair, La Ribot (2010)

Pour cette installation réalisée à Londres dans la Galerie Hayward lors de l’exposition Move : choreographing you, La Ribot s’inspire du Café Müller de Pina Bausch et colonise une partie de l’espace à l’aide d’un troupeau de chaises en bois pliables que le public est invité à déplacer. Comme ces chaises manufacturées à Madrid ne se fabriquent plus, la chorégraphe les a capitalisées, les élevant au rang de ready-made. Elles sont apparues déjà réduites en tasseaux scotchés sur son propre corps (Still distinguished, 2000) et constituent une présence essentielle pour nombre de projets antérieurs dont Hacia donde volver los ojos (Pièce distinguée n° 10, 1994). Pour Walk the chair, les chaises sont gravées de citations qui renvoient à l’univers de la danse et  d’indications sur le pliage ou le dépliage des chaises qui tiendront lieu de partition chorégraphique. En l’absence de l’artiste, ces chaises ne sont pas des références mortes. Légères, robustes, pliables et bon marché, elles fonctionnent en tant qu’énoncés performatifs, tout en évoquant ce corps de ballet que la danse classique utilise comme un élément mobile de décor. Comme dans l’œuvre  conceptuelle de Joseph Kosuth One and Three Chairs (1965) qui en présentant trois aspects de la chaise, l’objet réel, sa photographie grandeur nature, sa définition tirée du dictionnaire, convoque l’idée d’une quatrième chaise, idéale, immatérielle, invisible, La Ribot joue de l’ambivalence du mot chair (en français et en anglais) pour s’incarner dans l’objet.